





Teresita Campana et Oscar Rea López, deux danseurs aux parcours artistiques très différents, se rencontrent sur scène : Teresita partage avec nous son amour pour la danse baroque française et Oscar sa passion pour le tinku, un rituel bolivien ancestral qu'il danse depuis son enfance. Dans cette performance, les deux artistes expérimentent, à travers différentes séquences chorégraphiques, sonores et visuelles, toutes les contradictions plastiques qu'implique un (im)possible croisement de leurs univers.
Yuyo Noé, sur le spectacle : "un essai sur la (con)fusion"
En partenariat avec :
Ambassade de France en Bolivie (coproduction)
Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales
Museos de la Nación Argentina
Fiche technique :
Performeurs : Teresita Campana, Oscar Rea López
Création musicale : Santiago Roldan
Design et conception des costumes : Kai Banni, Elen Bogado
Chargée de diffusion : Virginia Fornillo / Agence PANGEA
Presse : Cecilia Gamboa
Assistance chorégraphique, conduite son et lumière : Maik Ghioldi
Conception chorégraphique et direction du projet : Renaud Semper
C'est en 2020 que Renaud Semper rencontre par hasard Teresita Campana et Oscar Réa López. Fasciné par leurs danses et leur parcours, il décide de créer un spectacle autour d'eux, de ce qu'ils sont. C'est bien ça qui l’intéresse : qui sont-ils et que représentent-ils, aux yeux de qui ?
Déjà vu (tinku/baroque) est une œuvre qui met en scène deux corps qui représentent une identité historique et esthétique, plaçant le spectateur dans une situation équivalente, l'amenant à s'interroger sur son identité nationale ou latino-américaine. Selon Renaud Semper, « l'idée principale du travail était de sortir ces danses de leur contexte d'origine et de voir ce que cela donnait. Le processus de création chorégraphique s'est basé sur l'idée de la copie, de la mimésis puis de la transformation d'un mouvement avec l'outil du collage. Entre séquences écrites et improvisées, ce travail explore les similitudes et les différences chorégraphiques entre ces danses”.
Quelle est l'origine des danses traditionnelles en Argentine ? Quelles sont les danses qui constituent l'identité chorégraphique de ses habitants ? Ce que nous désignons comme origine est-il vraiment une origine ou est-ce la représentation d'un geste oppressif et invisibilisant de la part de l'État bourgeois à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle ?
Le déjà-vu fait précisément allusion à la sensation de doute ou de paramnésie qui survient lorsque nous sommes confrontés à une image ou à une expérience que nous croyons avoir déjà vécue. Le déjà-vu est, en principe, une déstabilisation du sujet par rapport aux références interprétatives qu'il considère valables et cette déstabilisation s'insère dans une diachronie, elle fait appel au passé, même si c'est de manière quasi-fictionnelle. Le déjà vu implique de voir un corps qui se réfère à un passé transformé en une fiction future, une uchronie basée sur la superposition de gestes intertemporels.
Lorsqu'une œuvre est conçue comme une reconstruction plausible d'une danse du passé, le spectateur a l'illusion d'accéder à cette histoire en tant qu'expérience esthétique. Il peut assister à un discours historique qui s'auto-valide grâce à la présence physique sur scène et à la cohérence dramaturgique de l'histoire. Lorsque cette illusion de voir le passé est associée à un symbolisme identitaire, l'effet est double. Non seulement il induit la fascination de « voir le passé », mais il encourage également le spectateur à croire que quelque chose du passé représenté sur scène lui parle de sa propre identité. D'où l'importance, dans cette performance, de créer des espaces de (con)fusion qui peuvent établir, même provisoirement, des distances interprétatives permettant d'interroger le poids politique des symboles et des chorégraphies identitaires.
Par la manipulation théâtrale d'une expérience sensible liée à l'histoire et à l'identité, Déjà vu (tinku/barroco) permet de comprendre autrement la fonctionnalité politique des danses du passé. Ainsi, les danses historiques ne sont pas exclusivement un lieu de préservation du patrimoine mais bien un espace d'affirmation et de refondation des identités collectives.
20 et 21 septembre 2025
MUAC Mexico - Festival TRAC Danza UNAM
24 octobre 2022
Alianza Francesa de Buenos Aires (CABA)
15 octobre 2022
Museo de Ciencias Naturales de la Plata (La Plata)
12 et 14 octobre 2022
Museo Casa Ricardo Rojas (CABA)
31 octobre 2020
Festival internacional de Danza Contemporanea de Bolivia 2020
2019/2021
Vil Teatro, Casa Baba, Club Cultural Matienzo
Résidences 2018 / 2020
Buenos Aires Festival Archipileago (work in progres Teatro Buster Keaton)






Teresita Campana et Oscar Rea López, deux danseurs aux parcours artistiques très différents, se rencontrent sur scène : Teresita partage avec nous son amour pour la danse baroque française et Oscar sa passion pour le tinku, un rituel bolivien ancestral qu'il danse depuis son enfance. Dans cette performance, les deux artistes expérimentent, à travers différentes séquences chorégraphiques, sonores et visuelles, toutes les contradictions plastiques qu'implique un (im)possible croisement de leurs univers.
Yuyo Noé, sur le spectacle : "un essai sur la (con)fusion"
En partenariat avec :
Ambassade de France en Bolivie (coproduction)
Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales
Museos de la Nación Argentina
Fiche technique :
Performeurs : Teresita Campana, Oscar Rea López
Création musicale : Santiago Roldan
Design et conception des costumes : Kai Banni, Elen Bogado
Chargée de diffusion : Virginia Fornillo / Agence PANGEA
Presse : Cecilia Gamboa
Assistance chorégraphique, conduite son et lumière : Maik Ghioldi
Conception chorégraphique et direction du projet : Renaud Semper
C'est en 2020 que Renaud Semper rencontre par hasard Teresita Campana et Oscar Réa López. Fasciné par leurs danses et leur parcours, il décide de créer un spectacle autour d'eux, de ce qu'ils sont. C'est bien ça qui l’intéresse : qui sont-ils et que représentent-ils, aux yeux de qui ?
Déjà vu (tinku/baroque) est une œuvre qui met en scène deux corps qui représentent une identité historique et esthétique, plaçant le spectateur dans une situation équivalente, l'amenant à s'interroger sur son identité nationale ou latino-américaine. Selon Renaud Semper, « l'idée principale du travail était de sortir ces danses de leur contexte d'origine et de voir ce que cela donnait. Le processus de création chorégraphique s'est basé sur l'idée de la copie, de la mimésis puis de la transformation d'un mouvement avec l'outil du collage. Entre séquences écrites et improvisées, ce travail explore les similitudes et les différences chorégraphiques entre ces danses”.
Quelle est l'origine des danses traditionnelles en Argentine ? Quelles sont les danses qui constituent l'identité chorégraphique de ses habitants ? Ce que nous désignons comme origine est-il vraiment une origine ou est-ce la représentation d'un geste oppressif et invisibilisant de la part de l'État bourgeois à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle ?
Le déjà-vu fait précisément allusion à la sensation de doute ou de paramnésie qui survient lorsque nous sommes confrontés à une image ou à une expérience que nous croyons avoir déjà vécue. Le déjà-vu est, en principe, une déstabilisation du sujet par rapport aux références interprétatives qu'il considère valables et cette déstabilisation s'insère dans une diachronie, elle fait appel au passé, même si c'est de manière quasi-fictionnelle. Le déjà vu implique de voir un corps qui se réfère à un passé transformé en une fiction future, une uchronie basée sur la superposition de gestes intertemporels.
Lorsqu'une œuvre est conçue comme une reconstruction plausible d'une danse du passé, le spectateur a l'illusion d'accéder à cette histoire en tant qu'expérience esthétique. Il peut assister à un discours historique qui s'auto-valide grâce à la présence physique sur scène et à la cohérence dramaturgique de l'histoire. Lorsque cette illusion de voir le passé est associée à un symbolisme identitaire, l'effet est double. Non seulement il induit la fascination de « voir le passé », mais il encourage également le spectateur à croire que quelque chose du passé représenté sur scène lui parle de sa propre identité. D'où l'importance, dans cette performance, de créer des espaces de (con)fusion qui peuvent établir, même provisoirement, des distances interprétatives permettant d'interroger le poids politique des symboles et des chorégraphies identitaires.
Par la manipulation théâtrale d'une expérience sensible liée à l'histoire et à l'identité, Déjà vu (tinku/barroco) permet de comprendre autrement la fonctionnalité politique des danses du passé. Ainsi, les danses historiques ne sont pas exclusivement un lieu de préservation du patrimoine mais bien un espace d'affirmation et de refondation des identités collectives.
20 et 21 septembre 2025
MUAC Mexico - Festival TRAC Danza UNAM
24 octobre 2022
Alianza Francesa de Buenos Aires (CABA)
15 octobre 2022
Museo de Ciencias Naturales de la Plata (La Plata)
12 et 14 octobre 2022
Museo Casa Ricardo Rojas (CABA)
31 octobre 2020
Festival internacional de Danza Contemporanea de Bolivia 2020
2019/2021
Vil Teatro, Casa Baba, Club Cultural Matienzo
Résidences 2018 / 2020
Buenos Aires Festival Archipileago (work in progres Teatro Buster Keaton)
